SAINTE JALLE Commune drômoise en Baronnies provençales
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Les rencontres des cinémas du monde à Sainte-Jalle

2018 Nous accueillons Makena DIOP et Bruno PUTZULU

Makéna DIOP
Il étudie le théâtre et la mise en scène, au Conservatoire National de
théâtre, de danse et d’art dramatique de Dakar. Sa formation se déroule
entre le Conservatoire et les communautés rurales à travers des mises
en scène et des spectacles de contes recueillis sur place, et l’hôpital psychiatrique de Fann.

Il travaille également sur la collecte des contes et
histoires traditionnelles, avec le Centre d’études des civilisations et les
Archives culturelles du Sénégal. À sa sortie du Conservatoire, Makéna
Diop joue dans de nombreuses oeuvres (radio, télévision, théâtre) passant
du « Fusil » de Patrice Ndendi Penda, à « Politicos » de Mba Evina Jean,
de « Caligula » (Camus) à « Images de sécheresse » (Chenet) ou de
« Ouluwemi d’Ajumako » (Condet) à « Mantes des Aurores » (Sall),
« Antigone » (Sophocle) et bien d’autres pièces d’auteurs tels que Cesaire,
Senghor, Soyinka… Il travaille avec le Negro théâtre, sur des pièces
comme « Les joies de la vie » de Leroy Jones, « Le sauveur noir », avant
d’être un des co-fondateurs de la troupe dramatique « Le Nouveau Toucan
» (1978). Avec d’autres comédiens et metteurs enscène sénégalais,
il initie l’émission de télévision « Clefs Littéraires » à l’Office de Radiodiffusion
Télévision du Sénégal (ORTS). Destinée à faire mieux comprendre
les oeuvres littéraires inscrites au programme de l’enseignement secondaire,
en présence de l’auteur, et d’élèves, cette émission connaît un
tel succès, qu’elle est rediffusée périodiquement jusqu’à aujourd’hui.
Vers la fin des années 80, poursuivant sa quête, il se tourne vers d’autres
horizons. A Cologne (Allemagne), il interprète le premier rôle du film de
Pape Seck, « Africa am Rhein », et développe des ateliers d’écriture.
À Sarrebruck, en 1993/1994, il met en scène « Setnaa ou la Cité de
Ndumbelaan », une de ses créations, un spectacle pluriculturel en trois
langues (wolof,français, allemand). Puis il part en France où il joue le destin
glorieux du Maréchal Nikkon, « Nikku de Wolé Soyinka » au Théâtre
International de langue française (TILF), et « La mort et l’écuyer du roi »,
avec la compagnie Coup de Pilon. Dès 1999, il commence alors à se produire
régulièrement, comme conteur, crée des spectacles et anime des
ateliers consacrés aux contes et au spectacle vivant. Ciné Contes a
accompagné des dizaines de films africains sur les écrans de plus de
300 villes de France, de Belgique, de Guadeloupe, d’Angleterre, du
Cameroun, d’Algérie…et dans un très grand nombre de festivals.
Dans le même temps il continue sa carrière au cinéma. Il est l’acteur principal
du film sénégalais « Toubab Bi » de Moussa Touré et reçoit en 1991,
le Bayard d’Or (prix d’interprétation masculine), au Festival de la Francophonie
de Namur (Belgique). En 1997, il interprète le rôle de Rambo
dans « TGV », de Moussa Touré aux côtés de Bernard Giraudeau.
Il a également joué, le rôle de Kenza, le meilleur ami de « Lumumba »
film mis en scène par Raoul Peck en 2000, avant de recevoir le Prix d’interprétation
du meilleur acteur masculin au FESPACO 2001, pour le rôle
de Keba dans « La Grève des Battu » réalisé par Cheick Omar Sissoko,
ce qui ne l’empêche pas de tourner dans des courts métrages de jeunes
réalisateurs – « Une femme pour Souleyman » de Dyana Gaye.
En 2002, il est le personnage principal du film du cinéaste angolais
ZézéGamboa, « O Heroi ». En 2003, il interprète le rôle titre du film
d’Alexander Abela « Souli », à Madagascar. Le film obtient le Grand prix
du festival Sundance (Etats-Unis) en 2002 et le Prix d’interprétation masculine
au festival du film de Bruxelles. En 2007, il tourne avec le réalisateur
Laurent Salgues au Burkina Faso « Rêves de poussières ». Le film,
sélectionné à Venise et Sundance, est primé dans de nombreux festivals
(Amiens, Tarifa, Namur, …). Makéna Diop joue avec Maria de Medeiros
en 2011 dans le film de Sergio Tréfaut, « Voyage au Portugal ». Film politique
basé sur une histoire vraie, à propos des procédures européennes
de contrôle aux frontières dans les aéroports et le traitement inhumain
qui est pleinement accepté aujourd’hui. Le film est primé et sélectionné
dans de nombreux festivals dans le monde.

Bruno PUTZULU
D’origine italienne, Bruno Putzulu passe son enfance en Normandie.
Au cinéma et à la télévision il a tourné dans plus d’une soxantaine de
films avec entre autres Bertrand Tavernier, Jacques Audiard, Jean-
Pierre Améris, Olivier Peray, Jean-Luc Godard, Jean-François
Richet, Antoine De Caunes, Jean-Charles Tacchella, Michel Boujenah,
Serge Lalou, Claude Berri, Brice Cauvin, Jean-Marc Moutout,
Jean-Pierre Mocky, Florent Emilio Siri, James Ivory, Stéphane Giusti,
Sophie Blondy, Gerard Jourd’hui, …
Attiré par le football, il choisit finalement les planches et entre en 1990
au conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris, avant
d’intégrer en 1994, la Comédie-Française comme pensionnaire où il
restera 12 ans. Au théâtre il a joué dans plus de 20 pièces dont « En attendant
Godot » de Samuel Beckett, « Georges Dandin » de Molière, «
Ruzante » de Angelo Beolco, « Caligula » de Albert Camus, « Occupe-toi
d’Amélie » de Feydeau.
A la Comédie-Française, Bruno Putzulu retrouve un camarade de l’Université
de Rouen, Philippe Torreton. Celui-ci le présente à Bertrand
Tavernier qui en fait l’un des jeunes criminels de « L’Appât », le film qui
révèle le comédien en 1995. Après quelques rôles secondaires, Bruno
Putzulu fait en 1996 une composition très remarquée de provincial
paumé dans « Les Aveux de l’innocent » de Jean-Pierre Améris. Nominé
pour ce film au César du Meilleur espoir masculin, il ne décrochera cette
récompense que deux ans plus tard grâce à son rôle de séducteur dans
« Petits Desordres amoureux » d’Olivier Péray (1997).
Après l’avoir vu dans « Les Passagers » de Jean-Claude Guiguet, Jean-
Luc Godard (à qui Bruno Putzulu voue une grande admiration) le fait
tourner dans son film-poème « Eloge de l’amour », en 2001. Se tenant
à l’écart des chapelles (son indépendance d’esprit et sa forte personnalité
lui vaudront d’ailleurs d’être licencié de la Comédie-Française en
2002), l’acteur prend également part au succès populaire de Michel Boujenah,
« Père et fils » (2003), dans lequel il campe un des enfants de
Philippe Noiret, dont il rstera très proche. Donnant la réplique à son vieux
complice Philippe Torreton dans « Monsieur N » de Antoine Decaunes
(2003). Bruno Putzulu retrouve l’année suivante le cinéaste qui l’a fait
débuter, Bertrand Tavernier pour « Holy Lola ».Donnant la réplique à
Sylvie Testud dans « Tout pour l’oseille » (2003) de Bertrand Van Effenterre,
il apparaît également dans le premier film français à être tourné en
HD, « Les Gens honnêtes vivent en France » de Bob Decout, dans
lequel il incarne un modeste employé de bibliothèque municipale.
En 2007, il publie « Je me suis régalé » un livre de conversations avec
Philippe Noiret.
Apparaissant dans pas moins de trois téléfilms et série (Vénus et Apollon)
en 2009, il joue également cette même année sous la direction de Jean-
Claude Berutti dans une adaptation du « Médecin malgré lui ». Il sort par
ailleurs son premier album en 2010, intitulé « Drôle de monde » dont il
écrit tous les textes, et retourne sur les plateaux pour Jean-Pierre Mocky
avec qui il partage la vedette dans son film « Les Insomniaques » (2011).
Bruno Putzulu tourne avec Iggy Pop, Denis Lavant et Tchéky Karyo dans
« L'Étoile du jour » de Sophie Blondy (2012), avant « L’Art de la fugue
», de Brice Cauvin, aux côtés d’Agnès Jaoui et Laurent Lafitte deux ans
plus tard. Il retrouve auparavant le réalisateur Gérard Jourd’hui en 2013
dans le téléfilm « Le Boeuf clandestin ». Bruno Putzulu enchaîne ensuite
plusieurs pièces de théâtre à succès « Occupe toi d’Amélie », « Caligula »
d'après Albert Camus, « Italiens quand les émigrés c'était nous »,
« L'Attentat » d'après Yasmina Khadra et « Votre maman » de Jean-
Claude Grumberg.

2017 a accueilli Jean-Marc BARR

26 au 29 juillet 2017

Invité d'honneur: Jean-Marc BARR

Avec le soutien et la participation de la Règion AUVERGNE-RHÔNE ALPES

 

Billetterie

 

- Le Pass Rencontres : 30 € - 15 € (pour les - 15 ans)

- La séance : 4 € - 2 € (pour les -15 ans)

 

Programme complet
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Rétrospective

Revue de presse 2011 2017.pdf
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2016

Invités d'honneur: Benoît Delépine & Mehdi Charef

2015

Invitée d'honneur: Yolande Moreau

2014

Invités d'honneur: Mario HÄNSEL et Benoït MARIAGE

2013

Invités d'honneur: Robert MORIN, Denis CHOUINARD et Luois BELANGER

2012

Invité d'honneur: Mostefa DJADJAM

2011

Invités d'honneur: Gahité FOFANA et Cheick Fantamady CAMARA

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